Que l’on conçoive un cours traditionnel ou en ligne, bien doser la charge de travail des apprenants est une opération délicate, mais capitale. Il faut que les contenus théoriques comme pratiques permettent aux apprenants d’atteindre les objectifs du cours sans pour autant les surcharger, au risque de les démotiver. Or, comment réussir cet exercice de funambule qui ne peut s’appuyer sur aucune science exacte?

Voici 3 stratégies à envisager lorsque votre formation s’avère plus dense que prévu…

  1. COUPER

C’est une solution facile à appliquer si une partie des contenus n’est pas nécessaire à l’atteinte des objectifs du cours. Dans ce cas, on peut présenter la matière retranchée sous forme de ressources ou d’exercices optionnels.

  1. REMPLACER

Si sur le fond tout est important, il faut envisager de résumer, de vulgariser ou encore de mettre certains passages sous une autre forme sans y perdre l’essentiel. Les activités chronophages peuvent être repensées en activités plus courtes mais aussi formatrices : remplacer la lecture d’un chapitre par le visionnement d’une vidéo d’auteurs discutant du sujet à l’étude, ou faire une lecture de groupe où chaque apprenant lit une section et la résume aux autres.

  1. ÉCLAIRCIR

S’assurer que la matière enseignée et que les consignes des exercices sont claires peut éviter bien des questionnements et des faux départs aux apprenants. En donnant des exemples et des explications détaillées sur les travaux exigés, ils auront sans doute moins de brouillons à faire avant de s’engager sur la bonne voie. Même si cela peut sembler contre-intuitif, la solution pour réduire la charge de travail des apprenants est parfois de leur donner accès à plus de contenus!

Des repères pour une estimation adéquate

Si on se base sur l’apprentissage universitaire, on peut estimer qu’une heure de cours exige en moyenne deux heures d’étude personnelle. Certains outils de calcul développés pour évaluer la charge de travail d’un cours, comme celui du Centre pour l’excellence dans l’enseignement de l’Université Rice, peuvent être utiles. Néanmoins, il faut garder en tête qu’ils ne sont pas complets : les travaux de groupes ou les activités de discussions, par exemple, ne sont pas pris en compte.

Auteurs:

Catherine Meilleur
Stefan Krueger