Avez-vous une idée du nombre de pensées que nous aurions dans une journée? Connaissez-vous les particularités du cerveau aux différents âges de la vie? Savez-vous comment le stress agit sur le cerveau? Et comment aider le cerveau à décrocher? Avez-vous une idée des apports des neurosciences à l’éducation? Testez vos connaissances en répondant aux cinq questions suivantes.

1. Vrai ou faux? Au cours d’une journée, nous aurions en moyenne plus de 6 000 pensées.

RÉPONSE

VRAI

Ce sont des chercheurs canadiens qui ont pu arriver à ce chiffre à l’aide d’une méthode inédite qui permettrait de détecter la transition d’une pensée à une autre. (Tseng et Poppenk, 2020)

Pour en savoir plus : L’activité du cerveau en chiffres

2. Laquelle des affirmations suivantes est incorrecte?

A) Le cerveau conserve tout au long de la vie la capacité d’évoluer et de s’adapter.

B) L’automatisation cognitive est l’aboutissement du processus d’apprentissage, soit le fait qu’à force de répétitions et de pratique nos connaissances passent d’un traitement conscient à un traitement automatique. Et une fois qu’un apprentissage est automatisé, le cerveau est libre pour passer au prochain.

C) La dyslexie, la dyscalculie et la démence sont les problèmes connus d’ordre neurologique qui ont un impact sur l’apprentissage ou la cognition et pour lesquels les neurosciences ont jusqu’à maintenant le plus contribué en matière de diagnostic ou de remédiation.

D) C’est vers l’âge de 18 ans que le cortex préfrontal — siège du contrôle exécutif, du raisonnement et de la prise de décision — parvient à maturité.

RÉPONSE

D.

C’est plutôt vers l’âge de 30 ans que le cortex préfrontal parvient à maturité.

Pour en savoir plus : 3 âges du cerveau sous la loupe des neurosciences

3. Vrai ou faux? Lorsque nous sommes stressés, les hormones de stress que nous produisons accèdent à notre cerveau et modifient la manière dont nous interprétons la situation dans laquelle nous nous trouvons.

RÉPONSE

VRAI

Il faut savoir que notre corps ne fait pas la différence entre un « stress absolu », qui menace réellement notre vie, et un « stress relatif ». Dans ce dernier cas, le stress survient lorsqu’on se trouve dans une situation comportant l’une ou plusieurs de ces caractéristiques : contrôle faible, imprévisibilité, nouveauté et menace pour notre égo. Ainsi, devant un stress relatif « vous produisez une réponse de stress similaire à celle que vous produisez devant un stress absolu, c’est-à-dire que vous sécrétez des hormones de stress qui vont par la suite accéder à votre cerveau et modifier la manière dont vous interprétez la situation », précise la neuroscientifique Sonia Lupien. Pour avoir les idées claires à nouveau, il faut prendre un peu de recul, le temps de retrouver son calme… signe que les hormones de stress auront diminué.

Pour en savoir plus : Composer avec l’incertitude en 3 étapes

4. Laquelle ou lesquelles des affirmations suivantes est/sont exacte(s).

A) Nous passons pratiquement la moitié de nos journées « dans la lune », état dans lequel notre cerveau est sur le mode du réseau par défaut. 

B) Les gens qui ont plus tendance à être dans la lune sont en général plus heureux.

C) Le fait d’être absorbé dans une tâche, autrement dit le fait d’être concentré, fatigue considérablement le cerveau.

D) Aller prendre un verre, manger au resto ou sortir au cinéma représentent un type d’activités fort efficace pour permettre au cerveau de décrocher et de récupérer.

E) Sans un effort conscient et planifié de notre part pour sortir de nos habitudes, le cerveau tend à reproduire les comportements qu’il connaît bien et qui lui ont valu une récompense. C’est pourquoi le repos doit être envisagé de manière stratégique.

RÉPONSE

A. et E.

Les réponses B, C et D sont inexactes puisque :

  • Selon une enquête de Harvard, plus nous sommes dans la lune — donc en mode réseau par défaut —, plus nous avons tendance à être malheureux, et au contraire, plus nous sommes investis dans une activité, quelle qu’elle soit, plus nous nous sentons satisfaits.
  • Le fait d’être absorbé dans une tâche sans que notre attention soit « divisée » ou que notre esprit s’évade constamment n’est pas en soi source de fatigue, au contraire. « En étant totalement impliqué dans ce qu’on fait, sans chercher à faire plusieurs choses en même temps, on réduit également les conflits dans le cerveau : il n’y a plus de doute sur ce qui est important et sur ce qui ne l’est pas. […] Il n’y a pas d’interférence négative entre des régions cérébrales impliquées dans des processus cognitifs qui se contredisent. Il s’ensuit donc un sentiment d’apaisement : ce que l’on appelle couramment la surcharge mentale diminue », explique le chercheur en neurosciences cognitives et spécialiste de l’attention Jean-Philippe Lachaux.
  • Aller prendre un verre, manger au resto ou sortir au cinéma sont des activités passives et exogènes. Or, comme l’explique le neuropsychologue Guillaume Dulude : « Tout ce qui est passif ou exogène ne marche pas. Je ne dis pas qu’il ne faut pas le faire; je dis juste que le cerveau ne relaxera pas de la même façon, parce que c’est trop facile “de la consommation”. Donc tout ce qui est consommation, c’est-à-dire un renforcement externe, tout ce qui est psychotrope, va donner un repos superficiel à court terme, mais ne va pas recharger.

Pour en savoir plus :

5. Sélectionnez le bon terme pour compléter chacune des affirmations suivantes portant sur les apports des neurosciences à l’éducation.

Termes : des connaissances; certaines particularités cérébrales; des conditions connues; des problèmes d’apprentissage; des pratiques d’enseignement

Les neurosciences permettent de…

  1. Constater le lien de cause à effet, soit la preuve scientifique, entre ce qui se passe dans le cerveau et ________, observées par d’autres moyens (observations in vivo, études de résultats, etc.).
  2. Dévoiler ________ qui affectent l’apprentissage et qui ne se perçoivent pas autrement qu’en étudiant le cerveau.
  3. Développer des approches de remédiation basées sur les mécanismes cérébraux responsables ________.
  4. Générer ________ et des pistes d’exploration nouvelles sur le développement et le fonctionnement du cerveau en lien avec l’apprentissage.
  5. Guider l’adaptation ________ et de l’apprentissage afin qu’elles favorisent un traitement optimal par le cerveau (moyens, moments, etc.).

RÉPONSE

Les affirmations correctes complètes sont les suivantes :

Les neurosciences permettent de…

  1. Constater le lien de cause à effet, soit la preuve scientifique, entre ce qui se passe dans le cerveau et des conditions connues, observées par d’autres moyens (observations in vivo, études de résultats, etc.).
  2. Dévoiler certaines particularités cérébrales qui affectent l’apprentissage et qui ne se perçoivent pas autrement qu’en étudiant le cerveau.
  3. Développer des approches de remédiation basées sur les mécanismes cérébraux responsables des problèmes d’apprentissage.
  4. Générer des connaissances et des pistes d’exploration nouvelles sur le développement et le fonctionnement du cerveau en lien avec l’apprentissage.
  5. Guider l’adaptation des pratiques d’enseignement et de l’apprentissage afin qu’elles favorisent un traitement optimal par le cerveau (moyens, moments, etc.).

Pour connaître les 5 autres apports des neurosciences à l’éducation : 10 apports des neurosciences à l’éducation

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Catherine Meilleur

Auteure:
Catherine Meilleur

Rédactrice de contenu créatif @KnowledgeOne. Poseuse de questions. Entêtée hyperflexible. Yogi contemplative

Catherine Meilleur possède plus de 15 ans d’expérience en recherche et en rédaction. Ayant travaillé comme journaliste, vulgarisatrice scientifique et conceptrice pédagogique, elle s’intéresse à tout ce qui touche l’apprentissage : de la psychopédagogie aux neurosciences, en passant par les dernières innovations qui peuvent servir les apprenants, telles que la réalité virtuelle et augmentée. Elle se passionne aussi pour les questions liées à l’avenir de l’éducation à l’heure où se pointe une véritable révolution, propulsée par le numérique et l’intelligence artificielle.