Savez-vous dans quelle mesure la tricherie étudiante est courante? Qu’est-ce qui fait que l’être humain peut succomber à la tricherie? Triche-t-on pour les mêmes raisons du primaire à l’université? Selon vous, quels sont les principaux facteurs qui incitent les étudiants à passer à l’acte? Quels moyens efficaces peuvent contrer ce problème dans nos institutions d’enseignement? Testez vos connaissances en répondant aux cinq questions suivantes.

1. Vrai ou faux? Au moins la moitié des étudiants succombent à la tricherie au minimum une fois durant leurs études secondaires.

RÉPONSE

VRAI

L’adolescence étant la période où le goût du risque est à son paroxysme, c’est à cet âge que la triche étudiante atteint des sommets. Selon diverses sources, au moins la moitié des étudiants y succombent au minimum une fois durant leurs études secondaires (Anderman et Midgley, 2004Christensen Hughes et McCabe, 2006Gilbert et Michaut, 2009).

Pour en savoir plus : Pourquoi on triche?

2. Laquelle des affirmations suivantes concernant la tricherie est incorrecte?

A) La tentation de tricher peut être passablement plus forte, y compris chez les gens les plus brillants et privilégiés, lorsque d’autres personnes autour de soi trichent – tel un phénomène de contagion ou d’imitation.

B) Selon la théorie dite « du fudge », nous serions disposés à commettre dans une certaine mesure des gestes malhonnêtes lorsque nous sommes capables de les justifier, de les rationaliser.

C) Nous serions moins enclins à tricher si notre geste peut être avantageux pour une tierce personne.

D) Une étude a mis au jour que le fait de tricher peut procurer des sentiments de satisfaction personnelle.

RÉPONSE

C.

L’économiste comportemental américain, Dan Ariely, auteur de Toute la vérité (ou presque) sur la malhonnêteté (2012), a en effet observé dans ses expérimentations que nous serions plus enclins à tricher si notre geste peut être avantageux non seulement pour soi-même, mais aussi pour une tierce personne. Plus surprenant : nous serions encore plus motivés si notre tricherie pouvait profiter à autrui avant soi-même. Pur altruisme ou besoin vital de se donner bonne conscience? Sans doute un peu des deux.

Pour en savoir plus : Pourquoi on triche?

3. Trouvez à quelle catégorie d’élèves ou d’étudiants correspond chaque ensemble de facteurs qui sont les plus susceptibles d’entraîner de la tricherie selon les études menées sur le sujet.
1-élèves du primaire 2-étudiants du secondaire 3-étudiants universitaires

A) Ils sont plus portés à tricher dans les matières qu’ils jugent moins importantes pour pouvoir consacrer leur énergie à celles qui comptent davantage. Parmi les autres facteurs qui peuvent augmenter les risques de triche, on note : le fait de considérer cet acte comme un comportement banal, de vivre une relation conflictuelle avec ses parents et de craindre la comparaison négative avec ses pairs.

B) La quête d’une meilleure note est la motivation première tant chez ceux qui éprouvent des difficultés que chez ceux qui ont le succès plus facile; la deuxième motivation est le manque de travail accompli pour pouvoir réussir.

C) La peur d’être sanctionné, rejeté par ses pairs ou humilié par l’enseignant priment ici dans le passage à l’acte de tricher.

RÉPONSE

1-élèves du primaire : C ;
2-étudiants du secondaire : A ;
3-étudiants universitaires : B

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4. Sélectionnez le bon terme pour compléter la liste des principaux facteurs qui incitent les étudiants à tricher, tels qu’identifiés et listés dans l’ordre par la plus grande étude réalisée au pays sur la malhonnêteté des étudiants.
Termes : de tricherie, de cohérence, d’évaluation, d’ordre personnel

A) Les problèmes ________.

B) Le contexte et la culture ________ à l’intérieur et à l’extérieur de l’université.

C) Un mode ________ perçu comme étant injuste par les étudiants et une pédagogie qui incite au non-respect des règles.

D) Le manque ________ des universités et facultés entre leur discours à l’égard de la malhonnêteté académique et la façon dont elles y font face dans les faits.

RÉPONSE

Les principaux facteurs qui incitent les étudiants à tricher sont les suivants :

A. Les problèmes d’ordre personnel.

B. Le contexte et la culture de tricherie à l’intérieur et à l’extérieur de l’université.

C. Un mode d’évaluation perçu comme étant injuste par les étudiants et une pédagogie qui incite au non-respect des règles.

D. Le manque de cohérence des universités et facultés entre leur discours à l’égard de la malhonnêteté académique et la façon dont elles y font face dans les faits.

Pour en savoir plus : Formation en ligne: contrer la tricherie

5. Vrai ou faux? L’engagement à respecter un code d’honneur représenterait l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir la tricherie.

RÉPONSE

VRAI

Pour notre équilibre mental, nous devons préserver une bonne image de soi. Ce mécanisme serait d’ailleurs selon plusieurs chercheurs l’un de nos points sensibles sur lesquels nous aurions avantage à appuyer pour contrer la tricherie.

Cela dit, divers moyens peuvent être déployés pour contrer la tricherie étudiante, et dans tous les cas, la meilleure solution en est une globale, qui comprend non seulement des moyens de détection efficaces et des sanctions dissuasives, mais aussi des mesures de prévention ciblées.

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Catherine Meilleur

Auteure:
Catherine Meilleur

Stratège en communication et Rédactrice en chef @KnowledgeOne. Poseuse de questions. Entêtée hyperflexible. Yogi contemplative.

Catherine Meilleur possède plus de 15 ans d’expérience en recherche et en rédaction. Ayant travaillé comme journaliste, vulgarisatrice scientifique et conceptrice pédagogique, elle s’intéresse à tout ce qui touche l’apprentissage : de la psychopédagogie aux neurosciences, en passant par les dernières innovations qui peuvent servir les apprenants, telles que la réalité virtuelle et augmentée. Elle se passionne aussi pour les questions liées à l’avenir de l’éducation à l’heure où se pointe une véritable révolution, propulsée par le numérique et l’intelligence artificielle.